vetera analecta

Dès la deuxième page, le piège référentiel se referme sur le lecteur audacieux. Le ton est donné : l’œuvre est un labyrinthe caché dans une bibliothèque. Celle de Luis Borges, si ses dimensions sont plus monstrueuses, avait au moins le mérite d’annoncer la couleur : rien ne sert de chercher, nous n’y entendrons jamais goutte.

Là, les indices existent hors du livre. Les références sont là, on les touche des yeux. Ces Vetera Analecta sont bien rangées en bibliothèque. Oui, mais, prévient l’auteur, ce ne sont pas exactement celles-là dont il est question…

Peut-on tirer quelque chose de cette référence bibliographique ? Deux choses, selon moi : d’une part, on n’entre pas dans Le Nom comme dans n’importe quel roman. La route est longue, le niveau est élevé (le titre est donné en latin), et il nous faut du courage. Un paragraphe plein en latin, qui n’est qu’un titre, c’est une façon de bousculer le lecteur dans son horizon d’attente. La manière sèche d’exposer le titre n’y est pas pour rien. D’autre part, le foisonnement du titre est le miroir de l’œuvre : on y trouve de tout, on se perd, on cherche ; comme dans une bibliothèque, si l’on a oublié ses verres…

Je me suis amusé à traduire et à retranscrire la forme de la page des titres de l’œuvre en question.

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